Bilguissa DIALLO

Bienvenue dans mon univers

Riwan ou le chemin de sable, Ken Bugul

Classé dans : Mes coups de coeur culturels — 29 avril, 2009 @ 2:27

Son nom est déjà tout un programme : Ken Bugul, autrement dit en wolof, personne n’en veut. Cette fonctionnaire internationale sénégalaise utilise cette expression en guise de pseudonyme pour livrer à son lectorat son point de vue sur la société africaine.

Riwan est un roman original et autobiographique, même si cela n’est pas clairement énoncé.

Ken Bugul nous livre son expérience particulière, elle est en effet devenue la 28ème femme d’un Serigne, marabout éminemment respecté au Sénégal.

 

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L’autre moitié du soleil, Chimamanda Ngozi Adichie

Classé dans : Mes coups de coeur culturels — 29 avril, 2009 @ 2:26

 

Elle avait déjà été remarquée pour son formidable premier roman, « l’Hibiscus pourpre », mais c’est pour la présente oeuvre qu’elle a reçu l’Orange Prize britannique, c’est d’ailleurs la première africaine à le gagner.

Dans cette magistrale fresque nigériane des années 60, elle nous plonge dans le quotidien d’une petite communauté de personnes qui, bien que se côtoyant, vivent une réalité sociale très différente.

 

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Le roi de Kahel, Tierno Monenembo

Classé dans : Mes coups de coeur culturels — 29 avril, 2009 @ 2:26

Roman décoré du prix Renaudot en 2008, la scène littéraire française a tardé à récompenser cet auteur majeur de la littérature francophone, puisque c‘est ainsi que l’on nomme ceux qui s’expriment en français sans en avoir les chromosomes…

Déjà, on ne peut que saluer la démarche éminemment originale pour un fils de colonisé que celle de se glisser dans la peau d’un colon. C’est ce qu’à fait Tierno Monenembo qui, après avoir consacré plusieurs romans à son pays d’origine dont il a fui la dictature en 1969, poursuit son œuvre d’exilé en dépeignant un portrait savoureux de sa terre natale du point de vue d’un charmant illuminé : le comte Aimé Victor Olivier de Sanderval.

 

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Le soleil des indépendances, par Ahmadou Kourouma

Classé dans : Mes coups de coeur culturels — 29 avril, 2009 @ 2:25

 

En matière de roman clé de la littérature africaine, il en est un qui fit date : Le soleil des indépendances, d’Ahmadou Kourouma, qui sera par la suite récompensé du prix Renaudot pour son libre sur les enfants soldats : Allah n’est pas obligé.

Mais pour le moment, nous sommes à la veille des années 70, et cela fait quelques années que les pays africains se sont libérés du joug du colonialisme. Après la liesse et le vent d’espoir communiqué par les idéologies socialisantes et panafricaines, c’est le moment des premiers bilans. Cette œuvre, truffée de métaphores que les connaisseurs de l’histoire africaine moderne décrypteront, s’avère fondamentalement critique envers l’Afrique des indépendances.

 

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Tels des astres éteints, Léonora Miano, Ed Plon 2008

Classé dans : Mes coups de coeur culturels — 29 avril, 2009 @ 2:23

A lire son titre poétique, on pourrait croire qu’il s’agit d’un roman de science fiction ou d’anticipation. Ce troisième roman de Léonora Miano, contrairement aux deux qui l’ont précédé, se déroule dans une agglomération occidentale qui n’est jamais nommée.  On y découvre trois personnages aux noms cocasses, qui ont en commun d’être tous noirs et dont les destins sont liés :

Amok, le fils de notable, fuit un avenir et un statut social enviable mais cependant oppressant dans son pays d’origine ; il abrite un secret familial qui le ronge et l’empêche d’aller de l’avant dans sa vie d’immigré. Son ami d’enfance et compagnon d’exil Schrapnel, vient d’un milieu bien plus modeste, rumine sa révolte identitaire et fréquente un groupuscule afrocentriste. C’est dans ce cadre que les deux hommes rencontrent Amandla, jeune, belle et idéaliste !

 

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Se pourrait-il que ce pays soit maudit ?

Classé dans : Mes billets d'humeur — 25 décembre, 2008 @ 3:19

Après le psychopathe sanguinaire … le président paysan inculte qui a réabilité le psychopathe précitéen nommant le palais présidentiel SékouTouréya… faudra-t-il qu’on se coltine 25 ans d’un chefaillon en treillis moisi que les puissances occidentales s’empresseront de flatter pour s’assurer de pouvoir continuer à vider cette terre de sa substance ?

En Guinée, on croit toujours avoir atteint le fond, mais à chaque nouvelle visite, on comprend que le pire n’a pas de fond. C’est franchement triste pour la terre de mes aïeux, si seulement on pouvait arrêter d’être passif face aux premiers qui crient le plus fort…

C’est confortable de dire ça de mon salon parisien, mais c’est ce que ma conscience me dicte.

Il ne faudrait pas qu’à 50 d’histoire malheureuse, succède encore 25 ans de dictature dans la pure tradition de l’Afrique post-indépendances… classant ce pays au rang des terres maudites !
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Femme incroyablement inspirante

Classé dans : Mes billets d'humeur — 20 novembre, 2008 @ 1:24

Jetez un coup d’oeil à cette video, elle donne une idée de quelle femme épaulera bientôt l’homme le plus puissant de la planète. Il est clair qu’elle est largement à sa hauteur.

Cela ne m’étonne finalement pas qu’à eux deux ils aient battu les Clinton.

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La pluie n’a pas assombri ce jour !!!

Classé dans : Mes billets d'humeur — 11 novembre, 2008 @ 2:35

 

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Je n’oublierai jamais ce jour ni le sentiment qui m’a parcouru lorsque j’ai allumé ma télévision et que j’ai vu ce que le monde entier à découvert dans la nuit du 4 au 5 novembre 2008. En classe de terminale, lors d’un cours d’anglais, ma prof m’avait dit que le jour de l’assassinat de JFK avait marqué les citoyens américains au point que tous ceux qui étaient assez grand en 1963 peuvent vous décrire exactement ce qu’ils faisaient au moment de l’événement… je crois que cette journée de novembre 2008 sera du même acabit mais pour une raison bien plus positive !

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Mon ouvrage jeunesse : N’Deye, Oury et Jean-Pierre vivent au Sénégal

Classé dans : Mes livres — 10 novembre, 2008 @ 9:39

Couverture Enfants d'Ailleurs Sénégal

 

 

N’Deye la petite Wolof vit dans un quartier populaire de Saint-Louis, célèbre pour son rôle historique et la beauté de son architecture coloniale. Comme tous les enfants de son âge, elle va à l’école et lorsqu’elle rentre, elle aide sa tante à préparer le repas familial. Ses deux parents travaillent et il lui faut participer. Pendant son temps libre, elle s’exerce au tressage sur ses copines.

Oury, le petit Peul, habite à Dakar, l’une des plus grandes capitales de l’Afrique de l’Ouest. On y connaît l’île de Gorée et sa célèbre maison des esclaves. Le père d’Oury est tailleur, essentiellement de boubous. Le week-end, Oury aime aller avec un de ses frères au stade, assister à un tournoi de lutte sénégalaise.

En Casamance, dans un petit village de campagne vit Jean-Pierre. Lorsqu’il ne va pas à l’école, à plusieurs kilomètres de chez lui, il aide son père à semer et récolter ses champs de maïs et de riz. Contrairement à la majorité des Sénégalais, sa famille est catholique.

La collection Enfants d’Ailleurs publiée chez De La Martinière Jeunesse, s’attache à faire découvrir les réalités d’un pays à travers le quotidien de trois enfants de conditions différentes. Elle est destinée aux enfants de 8 à 11 ans.

Présentation de mon roman Diasporama

Classé dans : Mes livres — 10 novembre, 2008 @ 9:03

Couverture Diasporama

 

Diasporama est un roman contemporain, une fresque urbaine et une saga familiale à la fois.

L’envie première qui a provoqué sa rédaction est la frustration de ne jamais se retrouver en tant que personnage dans les divers livres que je lisais. Je me reconnaissais évidemment dans des problématiques générales et humaines mais j’avais le sentiment que jamais aucun auteur français ou africain n’avait pensé à une fille comme moi pour créer un personnage.

La génération issue des migrations, à cheval entre deux modèles socioculturels, n’avait pas droit de citer dans l’univers littéraire, finalement les personnages étaient soient typiquement africains, soit totalement occidentaux.

J’ai voulu palier à cela et également parler de nos vies d’afro-européens, hybrides et bidimensionnels, tout cela d’un point de vue subjectif et interne, et non pas selon la perception que l’on a de nos vies ! Nos problématiques étant particulières et mal perçues, il m’a semblé que le choix d’une grande famille permettait d’aborder tous les cas de figure d’une même situation (famille africaine de classe moyenne vivant en France).

Ainsi Diasporama part de l’histoire des trois frères Barry, qui quittent leur Guinée natale pour échapper à la dictature de Sékou Touré et s’installent à Paris, après un passage par le Sénégal. 20 après cela, leurs filles respectives, nées en France, arrivent à l’âge où elles font les choix qui détermineront leur parcours de vie : métier et compagnon. Seulement leurs parents ne l’entendent pas tout à fait de la même oreille, pensant qu’ils ont leur mot à dire sur ces questions.

S’en suit une série d’aventures cocasses et émouvantes, structurées en chapitres courts qui mettent en scène des personnages et situations différents à chaque fois (les héroïnes étant au nombre de 4).

Mon style est, de mon point de vue, sobre, moderne et parfois caustique ! Je l’ai voulu proche de la mouvance littéraire moderne afro-américaine (Terry Mac Millan entre autres), proche du langage courant actuel, sans fioriture, limpide pour qu’une jeune fille de 15 ans puisse le comprendre et avec suffisamment de contenu, de densité scénaristique pour passionner un senior !

 

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